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PAROISSE-LM-BAUDOUIN

La paroisse Lous-Marie Baudouin entoure géographiquement la forêt de Grasla dans le nord de la Vendée.
Elle s'étend sur Chavagnes en Paillers,
les Brouzils, Chauché, Copechagnière et Rabatelière.
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 AVEC LES ENFANTS : RAMEAUX & PAQUES Alerter l'administrateur Recommander à un ami Lien de l'article 
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Dans l'organigramme de la paroisse LMBaudouin il avait été noté: "Etre à l'écoute de ce qui vit dans les écoles de la paroisse."

Voici donc le vécu d'une célébration dans une des églises de cette paroisse : aux Brouzils le 2 avril 2009

 

 Les enfants sont assis à leur place. Les élèves qui portent des rameaux restent sur des bancs au milieu des autres.

 

Bonjour à tous,

Nous sommes rassemblés ce matin pour parler de la semaine qui précède Pâques. Cette semaine, on l'appelle aussi Semaine Sainte.

Dans le monde entier, les chrétiens se rappellent les derniers moments de la vie de Jésus.

 

Nous allons entrer dans Jérusalem et suivre pas à pas le chemin que Jésus a pris. Plus que jamais soyez attentifs, ouvrez grands vos yeux, vos oreilles, votre coeur.

 

Première scène : entrée à Jérusalem.

 

Explication : un adulte :

La semaine sainte commence par ce dimanche de fête, où nous rappelons comment Jésus a été acclamé par la foule. Mais nous sommes tristes aussi car il a été tué peu après.

 

Lecture : 2 enfants de CM1:

C'est bientôt la Pâque, la grande fête juive. Beaucoup de gens vont en pèlerinage à Jérusalem.

Certains connaissent déjà Jésus. Ils l'attendent. Jésus et ses amis s'approchent de la ville. Tout le monde est dans la joie. C'est la fête.

 

Jésus est assis sur un ânon. Ceux qui l'accompagnent posent leur manteau par terre comme un tapis. Ils crient « Hosanna ! Sauve nous ! Béni soit celui qui vient au nom du Seigneur ! »

 

 Les enfants qui ont des rameaux se lèvent et viennent devant l'autel. Ils lèvent  leur rameau.

 

Chant : Hosanna, hosanna au plus haut des cieux.

 

Deuxième scène : Jeudi saint

 

Explication : un adulte :

Le jeudi saint est une journée sérieuse et joyeuse en même temps. On fête l'anniversaire du dernier repas de Jésus. A son dernier repas, Jésus a annoncé à ses compagnons les apôtres qu'il donnait sa vie pour eux et pour tous les hommes. Il leur a partagé le pain et le vin qui devenaient cette vie offerte toute entière, son corps et son sang.

2 enfants apportent une boule de pain et une coupe de vin.

 

 

 

 

Lecture : Deux enfants de CE2 plus un adulte (texte en italique)

Jésus est à table. Il mange avec les douze disciples.

Douze enfants se lèvent et se positionnent autour de l'autel.

Pendant le repas, Jésus dit tout à coup : un de vous va me trahir. Les disciples sont effrayés. Ils demandent l'un après l'autre : Ce n'est pas moi, n'est-ce pas ? Alors Judas sort.

Ensuite Jésus prend le pain dans ses mains. Il remercie Dieu. Il partage le pain et le donne à ses disciples. Il dit :

 

Prenez et mangez ce pain, c'est mon corps, c'est ainsi que je me donne à vous. (adulte : ………….)

 

Puis il prend la coupe de vin, il remercie Dieu et dit :

 

Prenez cette coupe et buvez-en tous, c'est ainsi que je me donne à vous. Vos péchés seront pardonnés et vous appartiendrez entièrement à Dieu. (Adulte : ………….)

 

 

Maintenant, ils chantent un chant ensemble pour remercier Dieu. Après le repas, ils s'en vont au mont des Oliviers.

 

 

Prière dite tous ensemble :(paroles dites par le prêtre et répétées par les enfants)

Ce pain Seigneur !

Ton pain, quelle merveille pour nous !

Avec ton pain, on n'a plus faim.

Avec ton pain, on apprend à partager

Avec ton pain, on apprend à aimer !

 

Ce vin, Seigneur !

Ton vin, quelle merveille pour nous !

Avec ton vin, on n'a plus soif.

Avec ton vin, on est prêt à donner!

On est prêt à donner toujours plus de joie!

 

 

Troisième scène : le vendredi saint.

 

Explication : un adulte:

Le vendredi saint est un jour d'ombre et de peine : les chrétiens prient en souvenir de la mort de Jésus. Sur les murs des églises, il y a souvent une série de tableaux qui rappellent le chemin que Jésus a fait en portant sa croix. Cette croix est devenue le signe des chrétiens.

 

Lecture : 3 enfants de CM2 + 5 élèves qui montrent des images représentant des scènes de la Passion

 

Judas s'approche de Jésus. Il lui donne un baiser. Les gardes mettent la main sur lui. On l'emmène comme prisonnier. Image 1

Les grands prêtres accusent Jésus. Ils lui disent : « Il veut être le roi des Juifs ! ». Jésus est jugé, battu, condamné. Image 2

 

Le voici dans la cour du tribunal. Les soldats se moquent de lui. Ils l'habillent d'un manteau rouge, comme un roi. Ils lui donnent un roseau, comme un sceptre. Ils mettent sur sa tête une couronne d'épines. Image 3

Puis ils l'emmènent pour le crucifier.

 

Les soldats conduisent Jésus hors de la ville. Il porte lui – même sa croix. Ils arrivent à un lieu appelé Golgotha. Image 4

Les soldats crucifient Jésus et avec lui deux brigands. L'un à sa droite, l'autre à sa gauche.

Une pancarte est fixée en haut de la croix : « Jésus de Nazareth, roi des Juifs ». Image 5



 

Prière dite tous ensemble : paroles dites par le prêtre et répétées par les enfants)

 

Jésus, quand je regarde ta croix, je comprends que ton amour est infini : Tu es mort pour nous.

Jésus, pardon pour toutes les fois où je ne sais pas aimer comme toi.

 

 

Quatrième scène :Pâques et la résurrection

 

Lecture du récit du tombeau vide

Ou de l'une ou l'autre  des apparitions de Jésus  après la résurrection.

 

Commentaire par le prêtre ou un adulte.

 

Chant d'acclamation : 1 - Le Christ est vivant !
Alléluia !
Il est parmi nous !
Alléluia !
Béni soit son nom dans tout l´univers !
Alléluia ! Alléluia !

2 - C´est lui notre joie !
Alléluia !
C´est lui notre espoir !
Alléluia !
C´est lui notre pain, c´est lui notre vie,
Alléluia ! Alléluia !

3 - Soyons dans la joie !
Alléluia !
Louons le Seigneur !
Alléluia !
Il nous a aimés, il nous a sauvés,
Alléluia ! Alléluia !

5 - Le Christ était mort !
Alléluia !
Le Christ est vivant !
Alléluia !
Le Christ est présent, le Christ reviendra,
Alléluia ! Alléluia !

6 - Louange au Seigneur,
Alléluia !
Au Père très bon,
Alléluia !
Au Christ, à l´Esprit, aux siècles sans fin,
Alléluia ! Alléluia !

 

 

 

 

  Aucun commentaire | Ecrire un nouveau commentaire Posté le 04-04-2009 à 21h33

 TABLEAUX de la Passion de N.S.J.C. Alerter l'administrateur Recommander à un ami Lien de l'article 
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CROIX DE LA BOUCHAUDIERE aux BROUZILS

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Un ami prêtre , Jean-Paul Bouland, a réalisé la mise en scène que voici pour le temps de la Passion. Présentation complète sur le site :   http://www.jpbouland.com/ , à la page : mes homélies.

 

 Cette œuvre sera donnée en audition publique :

-          le jeudi 14 mai 2009 à 20 heures 30 à la Cathédrale du HAVRE

-          le samedi 16 mai 2009 à 20 heures 30 à la Basilique Sainte Clotilde de PARIS – 7°

 

 

PROLOGUE

 

 

Narrateur:     Jérusalem... Avril de l'année 30... Depuis quelques jours, l'atmosphère était électrique.. On sentait qu'il allait se passer quelque chose... Des ombres circulaient la nuit, furtives et insaisissables, violant le couvre-feu imposé par Pilate, qui redoutait une émeute à l'occasion de la Pâque.  Dans la journée, de petits groupes de trois ou quatre personnes se formaient, échangeaient quelques informations, puis se disloquaient, aussi rapidement qu'ils s'étaient créés.

 

Mais ce jour-là, vers la sixième heure, on vit se rassembler sur l'esplanade du Temple, de toutes les ruelles adjacentes, une foule considérable et bigarrée : quelques aristocrates des familles sacerdotales voisinant avec des journaliers revenant des champs; des étrangers, des prosélytes, des esclaves; des femmes portant leurs enfants sur les bras.  On remarquait, dans l'encoignure d'une porte charretière, comme s'ils étaient de simples observateurs, quelques pharisiens et des scribes.

 

"Il va venir!", dit quelqu'un qui avait l'air bien informé.  " Est-il vraiment le Messie ? " demanda un autre.  "Simon me l'a affirmé!  ", répondit un troisième.  Et un autre renchérit : "Certainement, il va libérer le pays!".  " Mais non, répondit encore un autre, vous savez bien qu'il a toujours refusé de prendre la tête du peuple ! ". Voyant la foule peu à peu se rassembler, et par peur d'une émeute, les commerçants plièrent bagages, et disparurent l'un après l'autre, chacun avec ses marchandises.

 

Curieusement, la garde prétorienne, côtoyant pour une fois la garde du Temple, semblait ne rien voir et ne rien entendre.  Casquée, cuirassée, l'épée au fourreau, elle attendait.  Pour un spécialiste des manifestations de rue, cela sentait le coup monté.  La foule, toute à sa joie de pouvoir enfin manifester ouvertement son hostilité à l'occupant romain, se prenait à rêver à un avenir d'indépendance.

 

Et puis... un murmure enfla progressivement, jusqu'à devenir une immense clameur, répercutée par l'écho venu du Mur d'enceinte

 

Choeur:          (parlé) : "Le voici, il vient... Il arrive... Jésus de Nazareth !... C'est le fils de David!... Il est assis sur une ânesse ! ... C'est le Messie qui vient !  Béni soit Celui qui vient au nom du Très-Haut !".

 

INTRODUCTION musicale

 

Soliste 1 :        Tout cela arriva afin que se réalise ce qu'avait dit le prophète Zacharie : Dites à la fille de Sion : Voici ton roi qui vient vers toi, humble et monté sur une bête de somme et un petit encore jeune. (Zacharie 9,9).

 

Soliste 2:         Il supprimera d' Ephraïm le char de guerre, et de Jérusalem le char de combat.  Il brisera l'arc de guerre, et il proclamera la paix pour les Nations. (Zacharie 9, 10a)

 

Soliste 1:         Sa domination s'étendra d'une mer à l'autre, et du fleuve jusqu'aux extrémités du pays. (Zacharie 9, 10b).

 

Des voix 1                   Qui est-il celui-là ?

 


Des voix 2:                C'est le prophète Jésus, de Nazareth en Galilée.

 

Des voix 3:                Gloire au fils de David.  Sauve-nous des Romains.

 

Des voix 4:                Tu es béni, toi qui viens au nom de l'Etemel tout-puissant.

 

CHORAL (Psaume   59, passim)

 

Délivre-nous de nos ennemis, notre Dieu,

contre nos agresseurs, Seigneur, protège-nous.,

Voici que tous ensemble ils guettent notre vie.

 

Nous sommes innocents, ils accourent, se préparent.

Réveille-toi, tiens-toi devant nous et regarde,

Eternel Sabbaot, ô Toi Dieu d'Israël.

 

Sois sans pitié pour tous ces traîtres malfaisants!

Ils reviennent au soir, et grognent comme chiens,

Assoiffés, altérés, ils rôdent par la ville.

 

Toi, Eternel, tu t'en amuses,

tu te ris de tous ces païens;

ô ma force, vers toi j'implore.

C'est l' Etemel ma citadelle.

le Dieu de l'amour vient à moi.

 

INTERLUDE TOURMENTE

Narrateur:                Il se passa alors un événement inimaginable.

 

Evangéliste:              Jésus entra dans le Temple et chassa tous les vendeurs et les acheteurs qui s'y trouvaient.  Il culbuta les tables des changeurs, ainsi que les sièges des marchands de colombes.  Et il leur dit.

 

Le Christ :                   "Il est écrit: Ma maison sera appelée une maison de prière.  Mais vous, vous en faites un repaire de brigands...

 

Evangéliste :  Et des enfants criaient dans le Temple: "Sauve-nous, fils de David", (Matthieu 21, 12-16 passim).

 

INTERLUDE orchestral

 

Narrateur (avec l'orchestre) Comme le tumulte grandissait, les troupes d'élite de la garde prétorienne chargèrent brusquement, et arrêtèrent le meneur de la manifestation : Jésus-Barabbas, à la voix de stentor et à la carrure d'athlète, ainsi que deux terroristes de moindre envergure.  Mais contre Jésus fils de Joseph, ils ne purent rien faire, car la foule l'entourait et l'acclamait.  Et ils avaient peur de la foule !

 

CHORAL (Psaume 24,7-10)


Portes, levez vos frontons,

élevez-vous, portails antiques,

qu'il entre, le roi de gloire!

 

Qui est-il, ce roi de gloire? 

C'est l'Eternel, le fort, le vaillant,

L'Eternel, le vaillant des combats.

 

Portes, levez vos frontons,

élevez-vous, portails antiques,

qu'il entre, le roi de gloire!

 

qu'il entre, le roi de gloire!

 

Qui est-il, ce roi de gloire?

L'Eternel Sabbaot,

c'est lui, le roi de gloire.


POSTLUDE de FANFARE

 

Fin du PROLOGUE

 

 

1° PARTIE

 

 

 

 

Narrateur:                La nuit même, dans le Temple, le Sanhédrin se réunit au grand complet. Tous sont là : le grand-prêtre en exercice et les anciens grands-prêtres, l'aristocratie sacerdotale avec le groupe des Sadducéens; les scribes et les pharisiens aux longues phylactères.  Eux qui habituellement s'invectivent à longueur de séances, donnent aujourd'hui l'impression d'avoir réalisé l'union sacrée.

 

PROLOGUE CACOPHONO - SYMPHONIQUE

 

Narrateur:            Dès le début de la séance, l'un des membres les plus influents déclare:

 

Evangéliste:   "Que faisons-nous ?, cet homme accomplit beaucoup de signes.  Si nous le laissons agir ainsi, tous croiront en lui, et les Romains viendront et ils supprimeront notre Lieu saint et notre nation.  ". Mais Caïphe, le grand prêtre de cette année-là, leur dit. "Vous n'y entendez rien.  Réfléchissez : Votre intérêt est qu"un seul homme meure pour le peuple et que la nation ne périsse pas tout entière." Or cela, il ne le dit pas de lui-même; mais, étant grand prêtre cette année-là, il prophétisa que Jésus allait mourir pour la nation -- et non pas pour la nation seulement, mais encore afin de rassembler dans l'unité les enfants de Dieu dispersés.

 

Narrateur:                On décide de faire venir d'urgence Judas, l'ancien Sicaire, l'homme au poignard, le terroriste apparemment repenti, le zélote reconverti, que la police du Temple et la Garde prétorienne connaissent bien.  Les Romains l'ont déjà arrêté, puis relâché, avec mission d'infiltrer le groupe des disciples de Jésus.  Ce qu'il a réussi à faire au-delà même de toute espérance, puisqu'il en est devenu, dit-on, le trésorier.

 

DUO d'instruments

 

Evangéliste:               Or Satan entre dans Judas, appelé Iscariote, qui était du nombre des Douze.  Il alla s'entretenir avec les grands prêtres et les chefs des gardes sur le moyen de le leur livrer.

 

Narrateur:                Ils se réjouissent et conviennent de le payer.  Trente pièces d'argent, soit deux mois du salaire d'un journalier... une misère !... : "Ton Maître, Jésus fils de Joseph, nous cause bien des problèmes.  Tu sais où il se cache.  La populace veut en faire son Roi.  Nous savons bien que lui ne le désire pas, mais livre-le-nous, nous lui donnerons une bonne leçon devant le peuple, il comprendra, et les gens aussi.  Puis nous le relâcherons.  Comprends-nous, il y va de l'intérêt de tous!".  Judas acquiesce.  Que faire d'autre ?

 

Evangéliste:               Et dès ce moment Judas cherchait une occasion favorable pour le livrer. (Matthieu 26, 16).

Le Christ (d'après JEAN 17)

C'est pour mes amis que je prie;

je ne Te prie pas pour le monde,

mais pour ceux que tu m'as donnés.

Car c'est vers ces amis que Tu m'as envoyé.

 

Ne les enlève pas du monde,

mais préserve-les du Mauvais.

pour qu'ils soient tous un comme nous.

Et le monde croira que tu m'as envoyé.

 

Je ne Te prie pas pour eux seuls,

mais pour ceux qui croiront en moi,

afin que tous ne fassent qu' un

Et le monde croira que tu m'as envoyé.

 

Qu'eux aussi soient un comme nous,

Comme toi, Père, tu es en moi

et comme moi je suis en toi.

Et le monde croira que tu m'as envoyé.

 

Qu'ils soient tous unis comme nous

Dans une parfaite harmonie,

Et le monde croira que tu m'as envoyé.

et que tu les aimas comme tu m'as aimé.

 

Evangéliste:               Jésus s'en alla avec ses disciples de l'autre côté du torrent du Cédron. Il y avait là un jardin dans lequel il entra, ainsi que ses disciples.  Or Judas, qui le livrait, connaissait aussi ce lieu, parce que bien des fois Jésus et ses disciples s'y étaient réunis.  Judas donc, menant la cohorte et des gardes détachés par les grands prêtres et les Pharisiens, vient là avec des lanternes, des torches et des armes.  Alors Jésus, sachant tout ce qui allait lui advenir, sortit et leur dit.

 

Le Christ :                  Qui cherchez-vous ?

 

Evangéliste : Ils lui répondirent.  "Jésus le Nazôréen. Il leur dit.

 

Le Christ :                  C'est moi .'

 

Evangéliste : Or Judas, qui le livrait, se tenait là, lui aussi, avec eux (Jean 18, 1-5).

 

CHORAL:                                    Qu'est-il donc possible de faire ? 

Sommes-nous sans pouvoir aucun

Devant ce mystère divin

Du mal à l'œuvre sur la terre ?

 

Abel fut tué par Caïn

Et Joseph vendu par ses frères

Le mal est-il donc nécessaire

Pour un jour enfanter le bien ?

 

Et quant à toi, Judas, mon frère

Aujourd'hui tu ne comprends rien

De cet invisible dessein

Elaboré par notre Père.

 

Evangéliste:               Alors la cohorte, le tribun et les gardes des Juifs saisirent Jésus et le lièrent. lis le menèrent d'abord chez Anne, le beau-père de Caïphe, qui était grand prêtre cette année là... Le grand prêtre interrogea Jésus sur ses disciples et sur sa doctrine.  Jésus lui répondit.

 

Le Christ :                  C'est au grand jour que j'ai parlé au monde, j'ai toujours enseigné à la synagogue et dans le Temple où tous les Juifs s'assemblent et je n'ai rien dit en secret.  Pourquoi m'interroges-tu ?  Demande à ceux qui ont entendu ce que je leur ai enseigné; eux, ils savent ce que j'ai dit.

 

Evangéliste : A ces mots, l'un des gardes, qui se tenait là, donna une gifle à Jésus en disant- 'C'est ainsi que tu réponds au grand prêtre ?" Jésus lui répondit.

 

Le Christ :                  Si j'ai mai parlé, dis-moi ce qui est mal, mais si j'ai bien parlé, pourquoi me frappes-tu ?

 

Evangéliste :  Anne l'envoya alors, toujours lié, au grand prêtre, Caïphe (Jean 18,12-24, passim).

 

 

 

Soliste 1: (Isaïe 53, passim)

Il avait pris sur lui nos douleurs, nos souffrances

Il avait assumé nos péchés, nos refus.

Devant nous il était comme humilié par Dieu,

Châtié par l'Eternel.

 

Soliste 2:                                 Il était transpercé à cause de nos crimes,

Ecrasé, avili à cause de nos fautes.

Mais grâce à ses souffrances nous trouvons la paix,

Purifiés et guéris.

 

Soliste 1:                                Tous, comme des moutons, étions désemparés,

Et chacun solitaire suivait son chemin.

Mais l'Eternel a fait tout retomber sur lui,

Nos fautes à nous tous.

 

Soliste 2:                            Maltraité, pitoyable, il n'ouvrait pas la bouche,

comme un agneau passif mené à l'abattoir,

comme une brebis muette devant les tondeurs,

Il gardait le silence.

 

 

 

Fin de la première partie


2° PARTIE

 

 

 

Solo méditatif de Violon

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 Comment dire à un patient... Alerter l'administrateur Recommander à un ami Lien de l'article 

Faut il dire  la vérité à un patient?

Dès  ce mardi 31 mars, depuis Lourdes, Mgr Pierre d'Ornellas, archevêque de notre région apostolique et président du groupe de travail des évêques sur la bioéthique, poste un billet sur le blog www.bioethique.catholique.fr, créé par ce groupe et lancé le 4 février 2009 pour favoriser la participation aux États généraux. Mgr d'Ornellas répondra aux questions des internautes jusqu'au vendredi 3 avril.  (source : journal LA CROIX du 31 mars)

  Aucun commentaire | Ecrire un nouveau commentaire Posté le 31-03-2009 à 06h52

 QUI VEUT ALLER A TAMANRASSET? Alerter l'administrateur Recommander à un ami Lien de l'article 
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Les Pélerinages de Vendée proposent : " A Tamanrasset nous allons rejoindre le Père Daniel Archambaud, ancien curé de Chavagnes en Paillers, et nous allons découvrir le sens de sa présence au coeur du déser saharien, et au coeur de l'Islam: une occasion également de découvrir et d'approfondir la vie eet la spiritualité de Charles de Foucauld."

 

La Vendée proposait du 8 au 15 novembre  1465 euros - marches dans le désert - voyages en 4/4 sur des pistes accidentées - bivouac de nuit et hébergement en camping (en dur). 

MAIS IL SE TROUVE QUE DES MARS 2009 LES INSCRIPTIONS ETAIENT DEJA CLOSES

 

Les pélerinages de Vendée proposent donc de s'inscrire par le diocèse de NANTES, pour une même période.  Les inscriptions peuvent transiter par les pélerinages de Vendée:

 

Pour tout renseignement : maison du diocèse : tél. 02 51 44 15 56

courriel : pelerinages@catho85.org - http://catholique-vendee.cef.fr

  Lire le commentaire | Ecrire un nouveau commentaire Posté le 28-03-2009 à 21h24

 BONNE NOUVELLE pour notre TEMPS Alerter l'administrateur Recommander à un ami Lien de l'article 
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 A Chavagnes, les 28 et 29 janvier, prêtres diacres de Vendée ont pu vivre une session de formation sur le thème du ministère du prêtre aujourd'hui.  Une troisième journée, à destination des seuls prêtres, était programmée  à Chaillé les Marais, le jeudi 26 mars.  Comment la foi qui nous fait vivre peut-elle  se dire de manière audible  aujourd'hui  par ceux qui ont reçu mission pour cela?

Nous vivons des ébranlements. « Le sol bouge sous nos pieds » : une image de l'intervenant, reprise par Mgr Alain Castet lors de la célébration eucharistique à Chaillé, pour dire que les fondations étaient solides.

L'Evangile peut être une bonne nouvelle pour les hommes de notre temps et au coeur même de l'actualité quand l'Eglise est sous le feu des projecteurs.

 

Dans cette actualité, parmi d'autres, Albert Rouet, évêque du diocèse voisin, Poitiers a pris la parole: voici en quels termes.  C'était le 20 mars 2009.

 

"A propos des évènements récents qui ont marqué l'Eglise : levée des excommunications de quatre évêques intégristes, de l'excommunication à Récife, des propos sur le Sida

 Sans revenir sur chaque évènement récent, je souhaiterais faire quatre remarques. En effet, ce ne sont pas des crises à cause d'un mot ou d'une mauvaise communication. Nous sommes devant des problèmes infiniment plus profonds, dont ces évènements en sont l'illustration. Ils sont les symptômes de malaises plus graves. Notre Eglise se trouve de par les circonstances, les évolutions, devant quatre problèmes fondamentaux, pour lesquels elle doit faire révision de vie.

 

·        La première question qui se pose est la prise en compte de la complexité de ce qui est humain. On ne peut pas avoir une morale tellement claire, tellement évidente, tellement impérative qu'aucune exception ne serait jamais possible, qu'il n'y aurait qu'à appliquer des décisions prises par des instances morales. Déjà saint Thomas d'Aquin écrivait que « la première instance morale de l'homme est la conscience éclairée, c'est-à-dire un homme qui s'est informé ». Ce problème est tellement grave qu'une morale qui voudrait répondre à toutes les questions deviendrait immorale, parce qu'elle empêcherait les sujets libres de prendre leurs propres décisions. Cette question est évidemment à la source d'autres problèmes.

Des gens qui critiquent le siècle des Lumières comme étant un siècle de sécularisation et d'éloignement de la religion agissent exactement dans la même logique que ce siècle qu'ils contestent. Ils en sont les enfants, puisque leur approche de l'homme est tellement claire, tellement rationnelle, qu'il n'y aura plus d'obscurité. Pour eux, l'homme déploie son existence dans une clarté dont l'homme est maître à chaque moment ou est capable de le devenir. Il y a là deux aspects. Le premier est la hantise de la rigueur. Rappelons-nous que sur les papyrus qu'on mettait sur la bouche du Pharaon défunt, il était écrit : « je suis pur » cinq fois. Cette protestation était liée à la mort, pour se présenter dans l'au-delà. Justement lorsqu'on est mort, cette complexité humaine s'est éteinte. En attendant, on est toujours dans une sorte « d'entre-deux ». L'autre exemple historique est très parlant. Partout où il y a eu en France des prêtres rigoristes, moralement jansénistes comme on disait à l'époque, dans ces endroits-là, l'athéisme s'est développé. C'est-à-dire qu'une très grande rigueur provoque l'inverse de ce qu'elle recherche. Une très grande rigueur est de soi inapplicable.

Le premier examen est de se rendre compte que l'homme est un être ambigu. Cela ne signifie pas qu'on renonce à la morale, mais cela signifie qu'on renonce à une morale réglementant tous les détails de la vie des hommes et ayant accès aux moindres décisions, comme si elle était un savoir portant sur tout.

Nous nous fondons sur une idée de la nature qui vient du stoïcisme, qui a été commune au Moyen-âge, mais ce que nous oublions c'est que la nature était donnée et qu'il fallait la suivre. Aujourd'hui, pour la science, la nature est ce que l'on a à creuser, à façonner parce que cette nature-là, on ne l'obtient que par l'approche d'une culture. Il faudrait là encore avoir une approche de l'homme qui soit autre. Une fausse clarté finalement naît de trop d'assurances sur des bases contingentes.

 

·        Le second point est une question classique de théologie : c'est de distinguer les degrés d'engagement dans les paroles du Pape. Tout ce que dit le Saint-Père n'est pas sur le même plan et n'engage pas son infaillibilité. J'ai entendu sur une radio nationale « avec de telles déclarations, le pape met à mal son infaillibilité. » Mais là n'est pas le problème. Jamais une réponse à une question dans un avion n'entre dans le registre d'une parole officielle qui engage l'infaillibilité. Il faut savoir distinguer la parole ordinaire et habituelle du pape et de ce qui relève de son engagement public. Sans cette distinction et ce travail de discernement, on sort du christianisme pour entrer dans une relation du même type qu'un tibétain envers le Dalaï-Lama. Or, ce n'est pas ce que dit le Concile Vatican I. Il faut donc voir quelle est la portée des expressions, le contenu des mots utilisés, les références de base. Autrement dit, toute parole est sujette à interprétation. Sinon ce n'est plus une parole humaine. Dans notre histoire, il faut se mettre au clair sur le sens des mots. Prenons par exemple, le mot « unité ». Il va de la complaisance jusqu'à la communion. Quel sens retient-on ? Où place-t-on l'index ? L'incertitude des mots et la valeur des expressions sont pour beaucoup dans les crises que nous venons de vivre.

 

·        Le troisième problème est sans doute le plus grave. Il nous faut revoir le positionnement de notre Eglise dans le monde. C'est-à-dire qu'il faut revoir le mode de présence au monde. On se rend compte que toute parole qui vient d'en-haut, qui n'est pas engagée dans un dialogue, après avoir écouté et entendu l'autre, ne peut plus être une parole crédible. Ce type de parole peut se rencontrer dans des décisions économiques de quelques grands décideurs qui annoncent la fermeture d'une usine dans notre pays. Mais on ne fait pas vivre l'Evangile sur le même mode que celui des décisions économiques. Sinon on sort de la morale chrétienne. « Et toi, qu'en penses-tu ? » dit le Christ. Tant que l'Eglise va se contre-distinguer de ce monde, tant qu'elle va vouloir vivre dans une nébuleuse ou en état d'apesanteur, elle perd toute crédibilité. C'est un problème pour nous tous, pour le pape bien sûr, mais aussi pour les évêques, pour toutes les communautés chrétiennes. Notre monde n'écoute que ce qui est prononcé à hauteur de visage d'homme. Tant qu'on n'aura pas compris cela, on ne pourra pas être entendu, ni même compris. Nous n'avons pas eu affaire à une erreur de communication, mais à une erreur de point de vue, une erreur de positionnement. La question à se poser est de se demander quelle est notre posture vraie pour être en capacité d'être entendu. On se rend compte que sans partage, il n'y a pas de posture vraie. Aujourd'hui, on ne peut plus annoncer des choses qui passent pour définitives dans une posture sans aucune relation avec la situation prise dans son contexte humain concret. Sinon, cette déconnexion produit du rejet. A trop répéter, on crée de la dévaluation.

 

·        Une quatrième question se pose : on ne construit pas un avenir de l'homme uniquement en jouant sur le permis et le défendu, parce que la morale ne dépend pas seulement d'une technique. Il faut revenir à la signification humaine des problèmes qui sont posés. C'est très joli de donner un idéal. Le monde n'est quand même pas perpétuellement adolescent… heureusement ! L'idéal, comme l'horizon, est invivable. Car lorsqu'on pense l'approcher, il apparaît toujours plus loin. Le problème n'est donc pas la question de l'idéal, ni même des repères. Tous repères sont forcément dans un environnement donné. Ils ne peuvent être en suspension dans l'air, autour de rien du tout. Si on ne recherche pas un accord commun de sens, à ce moment-là on isole l'Eglise de sa participation à l'histoire humaine. Elle en sera réduite à se parler à elle-même.

 

Dans toutes ces questions, il y va de la vie des hommes. Le véritable problème est « qu'est-ce qui fait vivre ? Qu'est-ce qui met debout ? Qu'est-ce qui rend responsable de son existence ? » Cela ne veut pas dire qu'il n'y a pas d'exigence à poser. Au contraire, je suis persuadé qu'il faut en poser, mais pas sous forme manichéenne du tout noir-tout blanc, du permis et du défendu. Regardons l'Evangile. Le Christ dit au paralysé : « Lève-toi et marche ! » Imaginons que l'homme lui réponde : « Je suis bien couché, je n'ai pas envie de me lever ». Le Christ ne va quand même détruire son grabat. Si cet homme ne se met pas debout, il ne pourra pas être guéri. Nos paroles mettent-elles les gens debout ? Sont-elles des paroles de vie ? Voilà pourquoi dans nos paroles, il faut toujours se repositionner par rapport à la vie des gens, par rapport à ce sursaut évangélique.

 

Y-a-t-il moyen de réduire l'écart entre l'Eglise et le monde actuel ?

 

La crédibilité ne se décrète pas. Par conséquent, la crédibilité ne se retrouvera que par l'humilité de partager la vie des hommes, en étant à leur écoute, que par le partage de leurs peines, que par le désir de partager avec eux notre espérance et de les aider à se mettre debout. Il n'y a pas d'autres moyens que Nazareth, que de cheminer comme le Christ sur les routes de Galilée. Il n'y a pas d'autres moyens que le partage de la fragilité humaine. C'est en devenant frères que les chrétiens deviennent crédibles. Cela fait vingt siècles qu'on le sait et cela fait vingt siècles, qu'après chaque moment difficile comme celui que nous vivons, il nous faut reprendre les mêmes pas.

 

 

 

 

 

 

τ Albert Rouet

Archevêque de Poitiers

  Aucun commentaire | Ecrire un nouveau commentaire Posté le 27-03-2009 à 06h09


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  Blog créé le 29-10-2008 à 15h35 | Mis à jour le 20-11-2009 à 04h45 | Note : 3.00/10