Logo Allmyblog
Logo Allmyblog
Lien de l'article    

PAROISSE-LM-BAUDOUIN

La paroisse Lous-Marie Baudouin entoure géographiquement la forêt de Grasla dans le nord de la Vendée.
Elle s'étend sur Chavagnes en Paillers,
les Brouzils, Chauché, Copechagnière et Rabatelière.
Contacter l'auteur de ce blog

5 DERNIERS ARTICLES
- La crise expliquée aux acteurs en mission pastorale
- Visiteur de prison
- Aux Brouzils, après le pélerinage du Rosaire à Lourdes
- Un livre des merveilles.
- Partir au service des enfants délaissés
Sommaire

CALENDRIER
LunMarMerJeuVenSamDim
01
02030405060708
09101112131415
16171819202122
23242526272829
30
<< Novembre >>

BLOGS FAVORIS
Ajouter paroisse-lm-baudouin à vos favoris
 la précarité s'invite pour la rentrée Alerter l'administrateur Recommander à un ami Lien de l'article 
Cliquer pour agrandirCliquer pour agrandirCliquer pour agrandir

La paroisse LMBaudouin, dans ce Nord-Vendée, fait partie du doyenné de Montaigu, avec trois autres paroisses dont le siège est respectivement à Rochervière, La Bruffière et Montaigu.

Comme il est désormais de tradition les membres de l'équipe pastorale de la paroisse LMBaudouin étaient conviés à une session de deux jours en vue de la rentrée 2009. C'était à Montaigu. On ne sera pas surpris qu'en cette période de crise économique, le  regard se soit porté en priorité sur les précarités et fragilités  dont sont victimes beaucoup de personnes. Dans l'évangile Jésus se reconnaît dans celui qu'il appelle "le plus petit d'entre les miens".

 

 

Les 8 et 9 septembre c'était la rentrée pour l'équipe pastorale du doyenné de Montaigu :  une vingtaine de prêtres, diacre et laÏcs en mission pastorale. Après avoir accueilli Marc Chauvet, nouveau curé de la paroisse Notre Dame des Trois Provinces  résidant désormais à la Bruffière, le groupe a porté son attention sur les précarités et  fragilités du monde dans lequel nous vivons. Comment vivre l'Evangile en solidarité avec les gens les plus éprouvés ?

Pour préparer  cette session chacun avait été invité à relire les orientations synodales « Marchez, je suis avec vous », et à se plonger dans l'Encyclique « Caritas in Veritate », sur le développement humain intégral dans la charité et dans la vérité, une encyclique que l'on trouve par ailleurs sur le site internet du diocèse.

Dans les rencontres que nous vivons, quelles précarités découvrons-nous ?  En réponse à cette question  deux  témoignages ont été apportés.  Le premier par Françoise Champain, au titre de l'association REEL, établie sur 3 cantons, Montaigu, Rocheservière et St Fulgent. C'est un lieu ouvert à ceux qui se présentent à l'association; accueil, écoute, information, conseil et proposition d'un travail quand c'est possible. Pour une prise en charge humaine et globale de la personne, que la personne redevienne actrice de sa propre vie.  L'accueil, la  première écoute sont décisifs.

Dans le second témoignage  Eric  Becque  a souligné qu'au Secours Catholique on  ne dispose d'aucune subvention publique ; on y  cultive son indépendance.

On ne rencontre pas non plus un statut juridique, mais des frères et des sœurs en humanité.

Dans les paroisses, comment faire pour que le Secours Catholique  soit l'émanation de la communauté chrétienne?  Aujourd'hui, comment à la fois être  performant dans l'action sociale et se donner les moyens de l'analyse sur ce qui est vécu?

 

Pour un approfondissement, et  au titre de la formation permanente du diocèse,  Jean Marie Buonolleau  a développé  le thème de la solidarité que Benoit XVI reprend abondamment dans l'encyclique  Caritas in Veritate. Un thème qui apparaît aussi dans les orientations votées au Synode Diocésain. 

L'action solidaire doit souvent s'inscrire en contestation de logiques qui fonctionnent habituellement  dans la société.  La Solidarité  est une valeur théologale, elle nous plonge au cœur de la foi chrétienne.  Dieu  se fait connaître comme solidaire de l'humanité dans l'Alliance définitive signifiée par l'Incarnation.   On peut même dire que la solidarité trouve son fondement dans les relations trinitaires.

 

Au deuxième jour de cette session,  en carrefours,  le regard s'est appuyé  sur les  orientations du Synode diocésain, chacune des  4 paroisses  relisant l'une des  4 orientations, avec les questions que voici :

Quelles actions et réflexions pastorales nous paraissent possibles sur notre paroisse ?

Quels moyens se donner pour stimuler et ressaisir ce que nous vivons autour de la crise actuelle ?

 Les Communauté Chrétiennes de Proximité  qui se mettent en place sauront prolonger, avec d'autres, cette recherche.

Au total, deux journées  bien remplies, sans omettre le temps de la prière en début de journée  et de l'Eucharistie, en l'église de Montaigu,  au premier soir.

Ajoutez  à cela  l'annonce de formations bibliques non seulement au centre spirituel de Chavagnes, mais aussi à L'Epiardière  avec Gérard Billon,  sur 6 rencontres qui s'étalent d'octobre à mars.  « Marchez, je suis avec vous .»  c'est bien avec ce message que nous commençons l'année au doyenné de Montaigu.

  Aucun commentaire | Ecrire un nouveau commentaire Posté le 11-09-2009 à 16h37

 la rentrée dans les collèges Alerter l'administrateur Recommander à un ami Lien de l'article 
Cliquer pour agrandir

Deux collèges catholiques l'un à Chavagnes à Paillers, l'autre aux Brouzils accueillent les jeunes à partir de la sixième.

Le point de vue des deux nouveaux directeurs pour la rentrée de septembre 2009 :

 

CHAVAGNES :

 

La rentrée 2009 au collège Sainte-Marie de Chavagnes

 

Le collège Sainte-Marie de Chavagnes-en-Paillers aborde l'année scolaire 2009-2010 dans de bonnes conditions. Ce ne sont pas moins de 357 élèves qui ont reprennent les cours, soit une quinzaine de plus que l'année précédente. Il faut dire que la rentrée en 6e est importante, avec l'ouverture d'une classe supplémentaire (la 4è). Ces éléments témoignent du dynamisme de l'établissement. Afin d'améliorer les conditions de travail des élèves et de prendre en compte l'accueil des nouveaux élèves, des travaux importants ont été engagés :

  • peintures extérieures,
  • rénovation complète de salles de classes,
  • création d'une nouvelle salle multimédia avec un doublement du nombre de postes, permettant désormais l'accueil d'un grand groupe à chaque séance. 

Un des changements notables est celui du chef d'établissement. Mr Thierry GUESDON est le nouveau directeur, prenant la suite de Mr Aldo FOSCHIA, appelé à d'autres fonctions (secrétaire général de l'Enseignement catholique de Vendée, auprès du Directeur diocésain, Mr Jean-Christophe MERIAU). L'équipe enseignante a également été renforcée de 5 nouveaux enseignants qui sont venus rejoindre les rangs de l'équipe pédagogique déjà en place.

Dans les projets de l'établissement pour cette nouvelle année scolaire, l'accent sera porté en particulier sur la mise en place du socle commun de connaissances et de compétences, sans oublier les  points forts du collège tels que le « module avenir 4è » ou la « découverte professionnelle en 3è », autour d'un véritable travail d'équipe.

Comme chaque année, de nombreuses actions pédagogiques, culturelles et éducatives sont proposées aux collégiens, (théâtre, club généalogie, sorties pédagogiques, opérations de préventions,…). Les propositions pastorales s'inscrivent au cœur du projet éducatif de l'établissement, enraciné dans les valeurs de l'évangile, et qui se décline dans des propositions concrètes aux jeunes : première annonce, catéchèse, culture chrétienne et culture religieuse,  temps forts et réflexion éthique. Ceci se fait bien sûr en synergie avec les différents partenaires du collège : paroisse, catéchistes, APEL (Association des Parents d'Elèves), acteurs du diocèse... qui ont toute leur place dans le dispositif. Au final l'ensemble se doit de répondre à une des missions de notre collège : celle de permettre l'épanouissement de chaque jeune dans toutes les facettes de sa personnalité, en donnant également son plein sens à la dimension spirituelle et à la proposition de la Foi. Thierry GUESDON, Directeur

http://collegesaintemarie-chavagnes85.fr/

--------------------------------------------------------------------------

LES BROUZILS :

 

LA RENTREE AU COLLEGE DES BROUZILS

Le collège Notre Dame de l'Espérance fait cette rentrée scolaire 2009 avec des effectifs en forte hausse puisqu'avec 15 élèves de plus, 316 élèves sont scolarisés cette année. Cette augmentation a d'ailleurs nécessité l'ouverture d'une quatrième classe de sixième. Pendant les vacances d'été, des travaux de peinture ont été réalisés au niveau du préau et de la façade du bâtiment abritant la salle d'étude, les 2 laboratoires et la salle d'éducation musicale. Enfin, le parc informatique de la salle multimédia et du CDI a été entièrement renouvelé et un serveur a été installé pour l'ensemble des ordinateurs du collège.

Le collège est maintenant dirigé par un nouveau directeur Philippe PRAUD, Joël MOREAU ayant fait valoir ses droits à la retraite. Avec lui, 8 nouveaux professeurs font également leur rentrée. L'équipe pédagogique s'est fixée plusieurs objectifs pour 2009-2010 en lien avec son projet d'établissement « S'épanouir ensemble » : travailler sur la mise en place du socle commun de compétences, réfléchir à l'accueil et à l'orientation des élèves, réfléchir à l'utilisation de l'informatique au collège. Comme par le passé, de nombreuses actions pédagogiques, culturelles et éducatives seront proposées aux élèves du collège, (théâtre, clubs organisés par les 3°, sorties pédagogiques, voyages en Allemagne et en Angleterre …).

L'animation pastorale, pour éveiller le jeune à la spiritualité est marquée par la mise en place du nouveau parcours catéchétique en 6° : Sel de Vie, et en 5° par la découverte d'un nouveau parcours de culture religieuse. Des temps forts seront organisés pour les élèves de 4° et 3°.

Le collège Notre Dame de l'Espérance fait cette rentrée scolaire 2009 avec des effectifs en forte hausse puisqu'avec 15 élèves de plus, 316 élèves sont scolarisés cette année. Cette augmentation a d'ailleurs nécessité l'ouverture d'une quatrième classe de sixième. Pendant les vacances d'été, des travaux de peinture ont été réalisés au niveau du préau et de la façade du bâtiment abritant la salle d'étude, les 2 laboratoires et la salle d'éducation musicale. Enfin, le parc informatique de la salle multimédia et du CDI a été entièrement renouvelé et un serveur a été installé pour l'ensemble des ordinateurs du collège.

Le collège est maintenant dirigé par un nouveau directeur Philippe PRAUD, Joël MOREAU ayant fait valoir ses droits à la retraite. Avec lui, 8 nouveaux professeurs font également leur rentrée. L'équipe pédagogique s'est fixée plusieurs objectifs pour 2009-2010 en lien avec son projet d'établissement « S'épanouir ensemble » : travailler sur la mise en place du socle commun de compétences, réfléchir à l'accueil et à l'orientation des élèves, réfléchir à l'utilisation de l'informatique au collège. Comme par le passé, de nombreuses actions pédagogiques, culturelles et éducatives seront proposées aux élèves du collège, (théâtre, clubs organisés par les 3°, sorties pédagogiques, voyages en Allemagne et en Angleterre …).

L'animation pastorale, pour éveiller le jeune à la spiritualité est marquée par la mise en place du nouveau parcours catéchétique en 6° : Sel de Vie, et en 5° par la découverte d'un nouveau parcours de culture religieuse. Des temps forts seront organisés pour les élèves de 4° et 3°.

http://collegeprive-les-brouzils.fr/

Philippe PRAUD  Directeur

Note : Le collège des Brouzils reçoit des élèves des Brouzils, Copechagnière, Chauché, St André Goule d'Oie et l'Herbergement.

 

 

 

  Aucun commentaire | Ecrire un nouveau commentaire Posté le 10-09-2009 à 04h56

 bulletin paroissial n°15 Alerter l'administrateur Recommander à un ami Lien de l'article 

 

 

 

IMAGE :    Demain, sac au dos  pour COMPOSTELLE

---------------------------------------------------------------------------------------------------------------

 

Touristes et pélerins.

 

Touristes, nous le sommes quand nous allons vers les Pyrénées,

admira­tifs devant les beautés de la nature.

 

Pélerins nous le devenons, à Lourdes,

 priant devant la grotte, goûtant quelque célébration.

 

Pélerins, nous le redevenons en fin d'été, en participant au dimanche

 du Carmel de la Fouchardière,

de la grotte de Chauché

ou de la Salette à la Rabate­lière.

 

 En plus de ses 4 grottes de Lourdes

(dont celle des Soeurs aux Brouzils)

c'est une spécificité de cette paroisse

que de proposer divers lieux

où le touriste  peut devenir pélerin.

 

 Ainsi aux Brouzils avec ;

le tombeau du P.Monnereau,

la maison des Aires,

le musée du P. Monnereau chez les Soeurs, rue Jean Yole,

 

-à la Rabatelière sur le site de la Salette, actuellement en rénovation,

 

-à Chavagnes, au carmel de la Fouchardière

où les Religieuses sont heu­reuses d'associer à la prière liturgique

les personnes qui passent à la cha­pelle.

 

-au centre spirituel de Chavagnes

où sont proposés des temps forts

de res­sourcement et d'ouverture à la mission de l'Eglise tout entière;

 

c'est ainsi qu'en juillet, 200 personnes se sont retrouvées

 pour entendre le témoi­gnage de Daniel Archambaud

sur sa mission à Tamanrasset.

 L'une de ses tâches est de se rendre disponible

aux nombreux touristes ou retraitants

qui viennent sur les pas de Charles de Foucaud.

 

 

-à Chavagnes encore, en  la chapelle des Soeurs Ursulines,

on peut se recueillir près des tombeaux du P. Louis-Marie Baudouin

et de Charlotte-Gabrielle Ranfray.

 

 

Tantôt pélerins, tantôt touristes:

d'autres, plus audacieux, prennent à pied le chemin de Compostelle.

http://pelerin85poirier.over-blog.fr/ 

 

Pélerins de la longue marche ou simples touristes,

quand il nous prend de nous éloigner de nos attaches quotidiennes

nous gardons le cap.

Nous marchons vers celui qui nous conduit à la plénitude de la vie.

Selon la liturgie de la 4° prière eucharistique,

il nous accompagne tout au long de « notre pélerinage sur la terre »   C.B.

 

----------------------------------------------------------------------------------------

 

Dimanche 30 août : Pèlerinage à la Fouchardière,

messe à 10 h 30, célébration mariale à 15h .

Animation P. Jean Bondu.

Thème : « Suivons le chemin de Bernadette »

 

Dimanche 6 septembre : Pèlerinage à la Salette à la Rabatelière,

 

messe à 10 h 30 ;

 animation : P. Boulier ;

à 15h :   célé bration mariale

 

------------------------------------------------------------------

Dimanche 4 octobre : fête de la paroisse à Chauché

 

___________________________________________________________

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

  Aucun commentaire | Ecrire un nouveau commentaire Posté le 18-08-2009 à 16h47

 Texte de Caritas in caritate Alerter l'administrateur Recommander à un ami Lien de l'article 
Cliquer pour agrandir

 

Suite à l'homélie donnée  dans l'église de Chavagnes en Paillers, plusieurs ont souhaité avoir le texte de cette encyclique. La voici dans le texte officiel paru sur

le site de l'Eglise catholique en France et dans la "Documentation Catholique":

 

LETTRE ENCYCLIQUE
CARITAS IN VERITATE
DU SOUVERAIN PONTIFE   BENOÎT XVI
AUX ÉVÊQUES, AUX PRÊTRES ET AUX DIACRES
AUX PERSONNES CONSACRÉES
AUX FIDÈLES LAÏCS
ET À TOUS LES HOMMES  DE BONNE VOLONTÉ
SUR LE DÉVELOPPEMENT
HUMAIN INTÉGRAL
DANS LA CHARITÉ ET DANS LA VÉRITÉ

 

 

INTRODUCTION

1. L'amour dans la vérité (Caritas in veritate), dont Jésus s'est fait le témoin dans sa vie terrestre et surtout par sa mort et sa résurrection, est la force dynamique essentielle du vrai développement de chaque personne et de l'humanité tout entière. L'amour – « caritas » – est une force extraordinaire qui pousse les personnes à s'engager avec courage et générosité dans le domaine de la justice et de la paix. C'est une force qui a son origine en Dieu, Amour éternel et Vérité absolue. Chacun trouve son bien en adhérant, pour le réaliser pleinement, au projet que Dieu a sur lui: en effet, il trouve dans ce projet sa propre vérité et c'est en adhérant à cette vérité qu'il devient libre (cf. Jn 8, 22). Défendre la vérité, la proposer avec humilité et conviction et en témoigner dans la vie sont par conséquent des formes exigeantes et irremplaçables de la charité. En effet, celle-ci « trouve sa joie dans ce qui est vrai » (1 Co 13, 6). Toute personne expérimente en elle un élan pour aimer de manière authentique: l'amour et la vérité ne l'abandonnent jamais totalement, parce qu'il s'agit là de la vocation déposée par Dieu dans le cœur et dans l'esprit de chaque homme. Jésus Christ purifie et libère de nos pauvretés humaines la recherche de l'amour et de la vérité et il nous révèle en plénitude l'initiative d'amour ainsi que le projet de la vie vraie que Dieu a préparée pour nous. Dans le Christ, l'amour dans la vérité devient le Visage de sa Personne. C'est notre vocation d'aimer nos frères dans la vérité de son dessein. Lui-même, en effet, est la Vérité (cf. Jn 14, 6).

2. La charité est la voie maîtresse de la doctrine sociale de l'Église. Toute responsabilité et tout engagement définis par cette doctrine sont imprégnés de l'amour qui, selon l'enseignement du Christ, est la synthèse de toute la Loi (cf. Mt 22, 36-40). L'amour donne une substance authentique à la relation personnelle avec Dieu et avec le prochain. Il est le principe non seulement des micro-relations: rapports amicaux, familiaux, en petits groupes, mais également des macro-relations: rapports sociaux, économiques, politiques. Pour l'Église – instruite par l'Évangile –, l'amour est tout parce que, comme l'enseigne saint Jean (cf. 1 Jn 4, 8.16) et comme je l'ai rappelé dans ma première Lettre encyclique, « Dieu est amour » (Deus caritas est): tout provient de l'amour de Dieu, par lui tout prend forme et tout tend vers lui. L'amour est le don le plus grand que Dieu ait fait aux hommes, il est sa promesse et notre espérance.

Je suis conscient des dévoiements et des pertes de sens qui ont marqué et qui marquent encore la charité, avec le risque conséquent de la comprendre de manière erronée, de l'exclure de la vie morale et, dans tous les cas, d'en empêcher la juste mise en valeur. Dans les domaines social, juridique, culturel, politique, économique, c'est-à-dire dans les contextes les plus exposés à ce danger, il n'est pas rare qu'elle soit déclarée incapable d'interpréter et d'orienter les responsabilités morales. De là, découle la nécessité de conjuguer l'amour avec la vérité non seulement selon la direction indiquée par saint Paul: celle de la « veritas in caritate » (Ep 4, 15), mais aussi, dans celle inverse et complémentaire, de la « caritas in veritate ». La vérité doit être cherchée, découverte et exprimée dans l' « économie » de l'amour, mais l'amour à son tour doit être compris, vérifié et pratiqué à la lumière de la vérité. Nous aurons ainsi non seulement rendu service à l'amour, illuminé par la vérité, mais nous aurons aussi contribué à rendre crédible la vérité en en montrant le pouvoir d'authentification et de persuasion dans le concret de la vie sociale. Ce qui, aujourd'hui, n'est pas rien compte tenu du contexte social et culturel présent qui relativise la vérité, s'en désintéresse souvent ou s'y montre réticent.

3. Par son lien étroit avec la vérité, l'amour peut être reconnu comme une expression authentique d'humanité et comme un élément d'importance fondamentale dans les relations humaines, même de nature publique. Ce n'est que dans la vérité que l'amour resplendit et qu'il peut être vécu avec authenticité. La vérité est une lumière qui donne sens et valeur à l'amour. Cette lumière est, en même temps, celle de la raison et de la foi, par laquelle l'intelligence parvient à la vérité naturelle et surnaturelle de l'amour: l'intelligence en reçoit le sens de don, d'accueil et de communion. Dépourvu de vérité, l'amour bascule dans le sentimentalisme. L'amour devient une coque vide susceptible d'être arbitrairement remplie. C'est le risque mortifère qu'affronte l'amour dans une culture sans vérité. Il est la proie des émotions et de l'opinion contingente des êtres humains ; il devient un terme galvaudé et déformé, jusqu'à signifier son contraire. La vérité libère l'amour des étroitesses de l'émotivité qui le prive de contenus relationnels et sociaux, et d'un fidéisme qui le prive d'un souffle humain et universel. Dans la vérité, l'amour reflète en même temps la dimension personnelle et publique de la foi au Dieu biblique qui est à la fois « Agapè » et « Lógos »: Charité et Vérité, Amour et Parole.

4. Parce que l'amour est riche de vérité, l'homme peut le comprendre dans la richesse de ses valeurs, le partager et le communiquer. La vérité est, en effet, lógos qui crée un diá-logos et donc une communication et une communion. En aidant les hommes à aller au-delà de leurs opinions et de leurs sensations subjectives, la vérité leur permet de dépasser les déterminismes culturels et historiques et de se rencontrer dans la reconnaissance de la substance et de la valeur des choses. La vérité ouvre et unit les intelligences dans le lógos de l'amour: l'annonce et le témoignage chrétien de l'amour résident en cela. Dans le contexte socioculturel actuel, où la tendance à relativiser le vrai est courante, vivre la charité dans la vérité conduit à comprendre que l'adhésion aux valeurs du Christianisme est un élément non seulement utile, mais indispensable pour l'édification d'une société bonne et d'un véritable développement humain intégral. Un Christianisme de charité sans vérité peut facilement être confondu avec un réservoir de bons sentiments, utiles pour la coexistence sociale, mais n'ayant qu'une incidence marginale. Dans ce cas, Dieu n'aurait plus une place propre et authentique dans le monde. Sans la vérité, la charité est reléguée dans un espace restreint et relationnellement appauvri. Dans le dialogue entre les connaissances et leur mise en œuvre, elle est exclue des projets et des processus de construction d'un développement humain d'envergure universelle.

5. La charité est amour reçu et donné. Elle est « grâce » (cháris). Sa source est l'amour jaillissant du Père pour le Fils, dans l'Esprit Saint. C'est un amour qui, du Fils, descend sur nous. C'est un amour créateur, qui nous a donné l'existence; c'est un amour rédempteur, qui nous a recréés. Un amour révélé et réalisé par le Christ (cf. Jn 13, 1) et « répandu dans nos cœurs par l'Esprit Saint qui nous a été donné » (Rm 5, 5). Objets de l'amour de Dieu, les hommes sont constitués sujets de la charité, appelés à devenir eux-mêmes les instruments de la grâce, pour répandre la charité de Dieu et pour tisser des liens de charité.

La doctrine sociale de l'Église répond à cette dynamique de charité reçue et donnée. Elle est
« caritas in veritate in re sociali »
: annonce de la vérité de l'amour du Christ dans la société. Cette doctrine est un service de la charité, mais dans la vérité. La vérité préserve et exprime la force de libération de la charité dans les événements toujours nouveaux de l'histoire. Elle est, en même temps, une vérité de la foi et de la raison, dans la distinction comme dans la synergie de ces deux modes de connaissance. Le développement, le bien-être social, ainsi qu'une solution adaptée aux graves problèmes socio-économiques qui affligent l'humanité, ont besoin de cette vérité. Plus encore, il est nécessaire que cette vérité soit aimée et qu'il lui soit rendu témoignage. Sans vérité, sans confiance et sans amour du vrai, il n'y a pas de conscience ni de responsabilité sociale, et l'agir social devient la proie d'intérêts privés et de logiques de pouvoir, qui ont pour effets d'entrainer la désagrégation de la société, et cela d'autant plus dans une société en voie de mondialisation et dans les moments difficiles comme ceux que nous connaissons actuellement.

6. « Caritas in veritate » est un principe sur lequel se fonde la doctrine sociale de l'Église, un principe qui prend une forme opératoire par des critères d'orientation de l'action morale. Je désire en rappeler deux de manière particulière; ils sont dictés principalement par l'engagement en faveur du développement dans une société en voie de mondialisation: la justice et le bien commun.

La justice tout d'abord. Ubi societas, ibi ius : toute société élabore un système propre de justice. La charité dépasse la justice, parce que aimer c'est donner, offrir du mien à l'autre ; mais elle n'existe jamais sans la justice qui amène à donner à l'autre ce qui est sien, c'est-à-dire ce qui lui revient en raison de son être et de son agir. Je ne peux pas « donner » à l'autre du mien, sans lui avoir donné tout d'abord ce qui lui revient selon la justice. Qui aime les autres avec charité est d'abord juste envers eux. Non seulement la justice n'est pas étrangère à la charité, non seulement elle n'est pas une voie alternative ou parallèle à la charité: la justice est « inséparable de la charité »  [1], elle lui est intrinsèque. La justice est la première voie de la charité ou, comme le disait Paul VI, son « minimum » [2], une partie intégrante de cet amour en « actes et en vérité » (1 Jn 3, 18) auquel l'apôtre saint Jean exhorte. D'une part, la charité exige la justice: la reconnaissance et le respect des droits légitimes des individus et des peuples. Elle s'efforce de construire la cité de l'homme selon le droit et la justice. D'autre part, la charité dépasse la justice et la complète dans la logique du don et du pardon [3]. La cité de l'homme n'est pas uniquement constituée par des rapports de droits et de devoirs, mais plus encore, et d'abord, par des relations de gratuité, de miséricorde et de communion. La charité manifeste toujours l'amour de Dieu, y compris dans les relations humaines. Elle donne une valeur théologale et salvifique à tout engagement pour la justice dans le monde.

7. Il faut ensuite prendre en grande considération le bien commun. Aimer quelqu'un, c'est vouloir son bien et mettre tout en œuvre pour cela. À côté du bien individuel, il y a un bien lié à la vie en société: le bien commun. C'est le bien du 'nous-tous', constitué d'individus, de familles et de groupes intermédiaires qui forment une communauté sociale [4]. Ce n'est pas un bien recherché pour lui-même, mais pour les personnes qui font partie de la communauté sociale et qui, en elle seule, peuvent arriver réellement et plus efficacement à leur bien. C'est une exigence de la justice et de la charité que de vouloir le bien commun et de le rechercher. Œuvrer en vue du bien commun signifie d'une part, prendre soin et, d'autre part, se servir de l'ensemble des institutions qui structurent juridiquement, civilement, et culturellement la vie sociale qui prend ainsi la forme de la pólis, de la cité. On aime d'autant plus efficacement le prochain que l'on travaille davantage en faveur du bien commun qui répond également à ses besoins réels. Tout chrétien est appelé à vivre cette charité, selon sa vocation et selon ses possibilités d'influence au service de la pólis. C'est là la voie institutionnelle – politique peut-on dire aussi – de la charité, qui n'est pas moins qualifiée et déterminante que la charité qui est directement en rapport avec le prochain, hors des médiations institutionnelles de la cité. L'engagement pour le bien commun, quand la charité l'anime, a une valeur supérieure à celle de l'engagement purement séculier et politique. Comme tout engagement en faveur de la justice, il s'inscrit dans le témoignage de la charité divine qui, agissant dans le temps, prépare l'éternité. Quand elle est inspirée et animée par la charité, l'action de l'homme contribue à l'édification de cette cité de Dieu universelle vers laquelle avance l'histoire de la famille humaine. Dans une société en voie de mondialisation, le bien commun et l'engagement en sa faveur ne peuvent pas ne pas assumer les dimensions de la famille humaine tout entière, c'est-à-dire de la communauté des peuples et des Nations [5], au point de donner forme d'unité et de paix à la cité des hommes, et d'en faire, en quelque sorte, la préfiguration anticipée de la cité sans frontières de Dieu.

8. En publiant en 1967 l'encyclique Populorum progressio, mon vénérable prédécesseur Paul VI a éclairé le grand thème du développement des peuples de la splendeur de la vérité et de la douce lumière de la charité du Christ. Il a affirmé que l'annonce du Christ est le premier et le principal facteur de développement [6] et il nous a laissé la consigne d'avancer sur la route du développement de tout notre cœur et de toute notre intelligence [7], c'est-à-dire avec l'ardeur de la charité et la sagesse de la vérité. C'est la vérité originelle de l'amour de Dieu – grâce qui nous est donnée – qui ouvre notre vie au don et qui rend possible l'espérance en un « développement (…) de tout l'homme et de tous les hommes » [8], en passant « de conditions moins humaines à des conditions plus humaines » [9], et cela en triomphant des difficultés inévitablement rencontrées sur le chemin.

Plus de quarante ans après la publication de cette encyclique, je désire honorer la mémoire de Paul VI, et rendre hommage à ce grand Pontife, en reprenant ses enseignements sur le développement humain intégral et en me plaçant sur la voie qu'ils ont tracée, afin de les actualiser aujourd'hui. Ce processus d'actualisation commença avec l'encyclique Sollicitudo rei socialis, par laquelle le Serviteur de Dieu Jean-Paul II voulut commémorer la publication de Populorum progressio à l'occasion de son vingtième anniversaire. Jusque là une telle commémoration n'avait été réservée qu'à l'encyclique Rerum novarum. Vingt ans après, j'exprime ma conviction que Populorum progressio mérite d'être considérée comme l'encyclique « Rerum novarum de l'époque contemporaine » qui éclaire le chemin de l'humanité en voie d'unification.

9. L'amour dans la vérité – caritas in veritate – est un grand défi pour l'Église dans un monde sur la voie d'une mondialisation progressive et généralisée. Le risque de notre époque réside dans le fait qu'à l'interdépendance déjà réelle entre les hommes et les peuples, ne corresponde pas l'interaction éthique des consciences et des intelligences dont le fruit devrait être l'émergence d'un développement vraiment humain. Seule la charité, éclairée par la lumière de la raison et de la foi, permettra d'atteindre des objectifs de développement porteurs d'une valeur plus humaine et plus humanisante. Le partage des biens et des ressources, d'où provient le vrai développement, n'est pas assuré par le seul progrès technique et par de simples relations de convenance, mais par la puissance de l'amour qui vainc le mal par le bien (cf. Rm 12, 21) et qui ouvre à la réciprocité des consciences et des libertés.

L'Église n'a pas de solutions techniques à offrir [10] et ne prétend « aucunement s'immiscer dans la politique des États » [11]. Elle a toutefois une mission de vérité à remplir, en tout temps et en toutes circonstances, en faveur d'une société à la mesure de l'homme, de sa dignité et de sa vocation. Sans vérité, on aboutit à une vision empirique et sceptique de la vie, incapable de s'élever au-dessus de l'agir, car inattentive à saisir les valeurs – et parfois pas même le sens des choses – qui permettraient de la juger et de l'orienter. La fidélité à l'homme exige la fidélité à la vérité qui, seule, est la garantie de la liberté (cf. Jn 8, 32) et de la possibilité d'un développement humain intégral. C'est pour cela que l'Église la recherche, qu'elle l'annonce sans relâche et qu'elle la reconnaît partout où elle se manifeste. Cette mission de vérité est pour l'Église une mission impérative. Sa doctrine sociale est un aspect particulier de cette annonce: c'est un service rendu à la vérité qui libère. Ouverte à la vérité, quel que soit le savoir d'où elle provient, la doctrine sociale de l'Église est prête à l'accueillir. Elle rassemble dans l'unité les fragments où elle se trouve souvent disséminée et elle l'introduit dans le vécu toujours nouveau de la société des hommes et des peuples [12].


CHAPITRE I

LE MESSAGE DE
POPULORUM PROGRESSIO

10. Plus de quarante ans après la publication de Populorum progressio, sa relecture nous invite à rester fidèles à son message de charité et de vérité, en le replaçant dans le cadre du magistère propre de Paul VI et, plus généralement, à l'intérieur de la tradition de la doctrine sociale de l'Église. Par ailleurs, il faut évaluer les multiples termes dans lesquels se pose aujourd'hui, à la différence d'alors, le problème du développement. Le point de vue correct est donc celui de la Tradition de la foi des Apôtres [13], patrimoine ancien et nouveau hors duquel Populorum progressio serait un document privé de racines et les questions liées au développement se réduiraient uniquement à des données d'ordre sociologique.

11. Populorum progressio fut publiée immédiatement après la conclusion du Concile œcuménique Vatican II. Dès ses premiers paragraphes, l'encyclique affirme son rapport intime avec le Concile [14]. Vingt ans plus tard, dans Sollicitudo rei socialis, Jean-Paul II soulignait à son tour le rapport fécond de cette encyclique avec le Concile et, en particulier, avec la Constitution pastorale Gaudium et Spes [15]. Je désire moi aussi rappeler ici l'importance du Concile Vatican II pour l'encyclique de Paul VI et, à sa suite, pour tout le magistère social des Souverains Pontifes. Le Concile a approfondi tout ce qui appartient depuis toujours à la vérité de la foi, c'est-à-dire que l'Église, qui est au service de Dieu, est au service du monde selon les critères de l'amour et de la vérité. C'est précisément de cette vision que partait Paul VI pour nous faire part de deux grandes vérités. La première est que toute l'Église, dans tout son être et tout son agir, tend à promouvoir le développement intégral de l'homme quand elle annonce, célèbre et œuvre dans la charité. Elle a un rôle public qui ne se borne pas à ses activités d'assistance ou d'éducation, mais elle déploie toutes ses énergies au service de la promotion de l'homme et de la fraternité universelle quand elle peut jouir d'un régime de liberté. Dans bien des cas, cette liberté est entravée par des interdictions et des persécutions, ou même limitée quand la présence publique de l'Église est réduite à ses seules activités caritatives. La seconde vérité est que le développement authentique de l'homme concerne unitairement la totalité de la personne dans chacune de ses dimensions [16]. Sans la perspective d'une vie éternelle, le progrès humain demeure en ce monde privé de souffle. Enfermé à l'intérieur de l'histoire, il risque de se réduire à la seule croissance de l'avoir. L'humanité perd ainsi le courage d'être disponible pour les biens plus élevés, pour les grandes initiatives désintéressées qu'exige la charité universelle. L'homme ne se développe pas seulement par ses propres forces, et le développement ne peut pas lui être simplement offert. Tout au long de l'histoire, on a souvent pensé que la création d'institutions suffisait à garantir à l'humanité la satisfaction du droit au développement. Malheureusement, on a placé une confiance excessive dans de telles institutions, comme si elles pouvaient atteindre automatiquement le but recherché. En réalité, les institutions ne suffisent pas à elles seules, car le développement intégral de l'homme est d'abord une vocation et suppose donc que tous prennent leurs responsabilités de manière libre et solidaire. Un tel développement demande, en outre, une vision transcendante de la personne; il a besoin de Dieu: sans Lui, le développement est nié ou confié aux seules mains de l'homme, qui s'expose à la présomption de se sauver par lui-même et finit par promouvoir un développement déshumanisé. D'autre part, seule la rencontre de Dieu permet de ne pas "voir dans l'autre que l'autre" [17], mais de reconnaître en lui l'image de Dieu, parvenant ainsi à découvrir vraiment l'autre et à développer un amour qui "devienne soin de l'autre pour l'autre" [18].

12. Le lien existant entre Populorum progressio et le Concile Vatican II ne représente pas une coupure entre le magistère social de Paul VI et celui des Papes qui l'avaient précédé, étant donné que le Concile est un approfondissement de ce magistère dans la continuité de la vie de l'Église [19]. En ce sens, certaines subdivisions abstraites de la doctrine sociale de l'Église sont aujourd'hui proposées qui ne contribuent pas à clarifier les choses, car elles appliquent à l'enseignement social pontifical des catégories qui lui sont étrangères. Il n'y a pas deux typologies différentes de doctrine sociale, l'une pré-conciliaire et l'autre post-conciliaire, mais un unique enseignement, cohérent et en même temps toujours nouveau [20]. Il est juste de remarquer les caractéristiques propres à chaque encyclique, à l'enseignement de chaque Pontife, mais sans jamais perdre de vue la cohérence de l'ensemble du corpus doctrinal [21]. Cohérence ne signifie pas fermeture, mais plutôt fidélité dynamique à une lumière reçue. La doctrine sociale de l'Église éclaire d'une lumière qui ne change pas les problèmes toujours nouveaux qui surgissent [22]. Cela préserve le caractère à la fois permanent et historique de ce « patrimoine » doctrinal [23] qui, avec ses caractéristiques spécifiques, appartient à la Tradition toujours vivante de l'Église [24]. La doctrine sociale est construite sur le fondement transmis par les Apôtres aux Pères de l'Église, reçu et approfondi ensuite par les grands Docteurs chrétiens. Cette doctrine renvoie en définitive à l'Homme nouveau, au « dernier Adam qui est devenu l'être spirituel qui donne vie » (1 Co 15, 45), principe de la charité qui « ne passera jamais » (1 Co 13, 8). Elle reçoit le témoignage des saints et de tous ceux qui ont donné leurs vies pour le Christ Sauveur dans le domaine de la justice et de la paix. En elle, s'exprime la mission prophétique des Souverains Pontifes: guider d'une manière apostolique l'Église du Christ et discerner les nouvelles exigences de l'évangélisation. C'est pour ces raisons que Populorum progressio, inscrite dans le grand courant de la Tradition, est encore en mesure de nous parler aujourd'hui.

13. Outre son rapport avec l'ensemble de la doctrine sociale de l'Église, Populorum progressio est étroitement liée à tout le magistère de Paul VI et, en particulier, à son magistère social. Cet enseignement social fut d'une grande portée: il réaffirma l'importance déterminante de l'Évangile pour l'édification d'une société de liberté et de justice, dans la perspective idéale et historique d'une civilisation animée par l'amour. Paul VI comprit clairement que la question sociale était devenue mondiale [25] et il saisit l'interaction existant entre l'élan vers l'unification de l'humanité et l'idéal chrétien d'une unique famille des peuples, solidaire dans une commune fraternité. Il désigna le développement, compris au sens humain et chrétien, comme le cœur du message social chrétien et proposa la charité chrétienne comme force principale au service du développement. Poussé par le désir de rendre l'amour du Christ pleinement visible à ses contemporains, Paul VI affronta avec décision d'importantes questions morales, sans céder aux faiblesses culturelles de son temps.

14. Dans la lettre apostolique Octogesima adveniens de 1971, Paul VI aborda par la suite la question du sens de la politique et du péril représenté par des visions utopiques et idéologiques qui compromettaient sa qualité éthique et humaine. Il s'agit de sujets étroitement liés au développement. Malheureusement, les idéologies néfastes ne cessent de fleurir. Conscient du grand danger de confier à la seule technique tout le processus du développement, qui ainsi demeurerait sans ligne directrice, Paul VI avait déjà mis en garde contre l'idéologie technocratique, particulièrement forte aujourd'hui [26]. Considérée en elle-même, la technique est ambivalente. Si, d'un côté, certains tendent aujourd'hui à lui confier la totalité du processus de développement, de l'autre on assiste à la naissance d'idéologies qui nient in toto l'utilité même du développement, qu'el

  Aucun commentaire | Ecrire un nouveau commentaire Posté le 16-08-2009 à 19h07

 Au Carmel: briser la statue Alerter l'administrateur Recommander à un ami Lien de l'article 
Cliquer pour agrandirCliquer pour agrandirCliquer pour agrandirCliquer pour agrandirCliquer pour agrandir

 AU CARMEL DE LA FOUCHARDIERE à Chavagnes en Paillers

la jeune troupe de théâtre Duc in Altum,

 composée de lycéens et d'étudiants de toute la France

a présenté dans la chapelle, archicomble,

la pièce de Gilbert Cesbron "Briser la statue"

retraçant la vie de Sainte Thérèse de l'Enfant Jésus.

 Il s'agit de briser l'image rose bonbon que nous avons en général de cette sainte.

En voici le résumé :
 
Prologue :
La pièce se déroule dans le carmel de Lisieux. Un prêtre fait visiter à deux intellectuels le couvent de Lisieux où a vécu Sainte Thérèse de l'Enfant Jésus.

Moqueurs, nos deux érudits raillent « la médiocrité » de la vie de cette sainte, à l'image de la statue mièvre qui la représente. Habile, le prêtre leur démontre avec simplicité les grandeurs cachées de sa vie. Mais une sainte n'a pas besoin de dialectique, c'est par la reconstitution du drame, témoignage vivant, que Gilbert Cesbron entend répondre à ces sceptiques. Il s'agit de briser la statue, non pas la profaner, mais lui donner chair humaine, la rendre vivante, plus proche de nous qu'on ne le pense.



 

C'était le 19 août 2009 :  de fausses carmélites plus vraies que nature,

une actrice dans le rôle de Thérèse reprenant  avec justesse et sensibilité ses paroles mêmes  telles que nous les révèle 'l'histoire d'une âme",

une troupe théâtrale qui a fortement intériorisé les personnages qu'elle met en scène.

Et pour tous les spectateurs, rien que du bonheur en même temps qu'une expérience spirituelle.

N'hésitez pas à visiter le site :  www.duc-in-altum.fr

 

-----------------------------------------------------------------

sur le site de "www.duc-in-altum.fr/index"  (traduction : conduis ta barque en haute mer) on trouve notamment la présentation que voici:

"La pièce que nous jouons est adaptée de l'œuvre de  Gilbert Cesbron intitulée "Briser la statue".

Il s'agit de briser l'image rose bonbon

que nous avons en général de cette sainte.

En voici le résumé :
 
Prologue :
La pièce se déroule dans le carmel de Lisieux.

Un prêtre fait visiter à deux intellectuels le couvent de Lisieux

où a vécu Sainte Thérèse de l'Enfant Jésus.

Moqueurs, nos deux érudits

raillent « la médiocrité » de la vie de cette sainte,

à l'image de la statue mièvre qui la représente.

Habile, le prêtre leur démontre avec simplicité les grandeurs cachées de sa vie. Mais une sainte n'a pas besoin de dialectique,

c'est par la reconstitution du drame, témoignage vivant,

que Gilbert Cesbron entend répondre à ces sceptiques.

Il s'agit de briser la statue,

non pas la profaner, mais lui donner chair humaine, la rendre vivante, plus proche de nous qu'on ne le pense."

  Lire le commentaire | Ecrire un nouveau commentaire Posté le 08-08-2009 à 07h32


|<< <<<  1   2   3  | 4 |  5   6   7   8   9   10   11   12  >>> >>|


SYNDICATION
 
Fil RSS 2.0
Ajouter à NetVibes
Ajouter à Google
Ajouter à Yahoo
Ajouter à Bloglines
Ajouter à Technorati
http://www.wikio.fr
 

Liens Commerciaux
L'information à Lyon
Retrouvez toute l'actu lyonnaise 24/24h 7/7j !


L'information à Annecy
Retrouvez toute l'actu d'Annecy 24/24h 7/7j !


L'information à Grenoble
Retrouvez toute l'actu de Grenoble 24/24h 7/7j !


Votre publicité ici ?
  Blog créé le 29-10-2008 à 15h35 | Mis à jour le 20-11-2009 à 04h45 | Note : 3.00/10